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Un nouveau outil de performance au CREPS

Le CREPS de Bordeaux se dote d’un tapis large, nouvel outil pour l’optimisation de la performance des sportifs de haut niveau

 

 

Depuis quelques semaines, un nouvel outil a fait son apparition au sein du CREPS de Bordeaux : un tapis de course de deux mètres de large, adapté à plusieurs disciplines. Cyril Faucher, du Département du Haut Niveau du CREPS, revient pour nous sur les différents attendus de cet outil.

 

 

« C’est un matériel dont on a pu faire l’acquisition par le biais de la subvention de 2019 de l’Agence Nationale du Sport pour le matériel haute performance. On a répondu à un premier appel à subvention qui passait par les collectivités et donc, pour nous au CREPS de Bordeaux, par la Région Nouvelle-Aquitaine. L’outil vient d’arriver dans les murs et a été choisi en collaboration avec le service médical et d’évaluation ainsi qu’avec la mission d’accompagnement à la performance du CREPS de Bordeaux ». Un tapis large que le CREPS n’est pas le seul à posséder au sein du réseau grand INSEP : « C’est clairement du beau matériel. On a notamment pu être conseillés par Laurent Schmitt, responsable du haut niveau au CNSNMM de Prémanon, autre établissement labellisé Grand INSEP. On a su faire jouer le réseau pour être conseillés sur les tapis larges. Laurent Schmitt nous a orientés vers les tapis Lode, un fabricant néerlandais. Aujourd’hui, il n’y a que deux tapis larges de cette marque en France : Prémanon possède le plus large de la gamme (trois mètres), et nous avons celui de deux mètres de large. C’est un outil encore très rare en France, puisqu’il n’y en a à priori qu’une petite dizaine, toutes marques confondues ».

 

 

Un outil arrivé récemment entre les murs du CREPS, et dont le champ des possibles semble extrêmement intéressant. Plusieurs pistes d’utilisation ont déjà été explorées, et d’autres le seront prochainement. « On a plusieurs perspectives avec ce tapis, notamment sur les tests d’efforts standardisés, de suivi médical et d’évaluation. Également, des pistes intéressantes sur l’entrainement avec des séances cardio, du travail technique et d’efficience gestuelle. Dans tous ces cas, quelle que soit la typologie d’utilisation, l’avantage est qu’on peut être en situation standardisée et contrôlée, quasi-écologiques. Un des énormes avantages de ce tapis large est notamment qu’il permet de répéter à l’identique les conditions d’entraînement optimales ».

 

 

Plusieurs disciplines et plusieurs pôles étant implantés au CREPS de Bordeaux, Cyril Faucher a également pu détailler sport par sport le plan d’utilisation de ce nouvel outil, envisagé avec les entraîneurs : « Pour ce qui est du champs valide, on a de réelles perspectives d’utilisation sur le cyclisme et le roller-skating, qui sont des sports implantés au CREPS. Outre les sportifs internes ou ceux qui utilisent très régulièrement nos ressources, on peut également imaginer l’accueil de sportifs extérieurs, en plus de délégations intéressées par ce tapis large. On analysera notamment rapidement, pour le roller-skating, la pertinence de ce tapis pour réaliser les tests d’effort. Par ailleurs, on fera une nouvelle fois jouer les relations entretenues au sein du réseau grand INSEP en sollicitant Prémanon, qui a mis en place des protocoles d’entraînement via cet outil, et d’ainsi comprendre au mieux comment l’utiliser. Très concrètement, le cyclisme et le roller-skating peuvent envisager grâce au tapis large des protocoles d’effort à temps limite, des évaluations… Ce tapis peut s’incliner en positif ou négatif de 25%, ce qui nous permettra de simuler des pentes ou des descentes. Durant l’entrainement, l’outil permet de placer le vélo ou les rollers directement sur le tapis, ce qui fait que l’on garde pleinement ses sensations : par exemple, se mettre en danseuse pour les cyclistes, programmer et simuler des montées de cols, jouer avec des variations de pente… Il y a donc vraiment matière à travailler puisque l’on est, je le rappelle, encore dans l’exploratoire sur les différentes perspectives de l’outil ».

 

 

Au-delà des sports valides, cet outil pourra également être un réel avantage dans l’optimisation de la performance des sportifs paralympiques.  « Du côté du paralympique, on a pu tester le basket fauteuil et l’athlétisme para. Ces deux sports pourront notamment effectuer leurs tests d’effort sur ce tapis.  En termes d’entraînement, plusieurs pistes sont par ailleurs déjà envisagées : en athlé, un travail de survitesse pourra être mis en place. Il faut dire que c’est quelque chose que l’on a du mal à trouver à Bordeaux, avec un revêtement correct, alors que les athlètes doivent réaliser ce type de travail à l’entraînement, m’a rapporté l’entraîneur. Pour le basket fauteuil, on peut concrètement envisager ce que l’on appelle du travail intermittent standardisé, avec des allures préprogrammées ».

 

 

Dernier point abordé lors de cet échange, le handbike, avec un accompagnement extrêmement précis dans l’optimisation de la performance. « Cet outil pourra être intéressant et donner lieu à une utilisation très concrète, par exemple dans le cadre d’une athlète en transfert de talent depuis le basket fauteuil vers le handbike au sein du Centre Handisport Fédéral implanté au CREPS, avec en ligne de mire les Jeux Paralympiques de Paris 2024. Ce tapis sera une vraie aide et un outil dans l’accomplissement de ce projet de performance. » Et ce, malgré un détail à régler : « On a aujourd’hui la nécessité d’adapter le système de fixation du tapis large à son handbike en carbone. Nous sommes cependant certains de trouver la solution permettant de rapidement travailler au mieux avec cet outil, et d’en exploiter toutes les possibilités. Comme je l’ai dit, le champ des possibles est très enthousiasmant et on est ravis de l’avoir au CREPS de Bordeaux. »

 

 

Pour conclure, Cyril Faucher a bien sûr souhaité adresser de chaleureux remerciements à tous les acteurs ayant permis l’acquisition et la bonne utilisation de ce nouvel outil du CREPS de Bordeaux. « L’outil est distribué par Cardionet en France, et il faut dire que tous les acteurs ayant permis l’arrivée de cet outil au CREPS ont été au top dans l’accompagnement, y compris dans le contexte sanitaire. La Région Nouvelle-Aquitaine a également eu un rôle très important, tout comme l’Agence Nationale du Sport qui a participé au subventionnement de ce matériel haute performance. Également, les acteurs du réseau grand INSEP qui par la collaboration et l’échange de bonnes pratiques ont facilité l’acquisition et l’exploitation d’un outil important dans une dynamique d’optimisation de la performance. Un beau travail d’équipe en somme ! ».

 

 

Et enfin, c’est avec le regard tourné vers l’avenir, à l’image de l’ensemble du réseau grand INSEP, que Cyril Faucher clôture l’interview : « Il est clair que par la suite, c’est le genre d’outils qui pourra participer à l’attractivité de l’établissement comme Centre de Préparation aux Jeux de Paris 2024. C’est un argument supplémentaire pour montrer la qualité de nos infrastructures et de nos services et pour ainsi attirer des délégations françaises ou étrangères, tous sports confondus, pour réaliser des stages et se préparer au sein de notre établissement… ».

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